Maroc-Union européenne

20 mars 2009

«Les relations entre le Maroc et l'Union européenne (UE) ont connu des avancées très importantes. Un seul dossier reste cependant en suspens : le contrat de réadmission qui est négocié depuis 2003, mais n'est toujours pas encore finalisé.» C'est un message clair, précis et concis que Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne chargée des Relations extérieures et de la politique de voisinage, a livré devant la presse marocaine en visite aux institutions européennes de Bruxelles.
Le Maroc serait ainsi un pionnier dans la politique de voisinage, mais il lui reste à valider le fameux contrat de réadmission.

En effet, la responsable européenne s'est déclarée contente de l'évolution du partenariat entre le Maroc et l'Union européenne. «Le Maroc est, pour moi, un pays très important qui a maintenant un statut d'avant-garde qui est le statut avancé», a expliqué Ferrero-Waldner. L'union européenne, via les nombreuses déclarations de ses responsables, ne cesse de répéter sa grande satisfaction de son partenaire privilégié qu'est le Maroc. A la commissaire de continuer dans la même lancée « nous en sommes à une étape réussie des relations entre les deux parties. Je peux qualifier notre partenariat avec le Maroc de succès. Il s'agit en effet d'un saut qualitatif dans la politique de voisinage qu'entreprend l'Union européenne. »

En recevant un soutien financier qui s'élève à 654 millions d'euros pour la période 2007-2010, le Maroc est le premier bénéficiaire des fonds de la politique du bon voisinage. Une partie de cette somme, 228 millions d'euros, a déjà contribué au financement de plusieurs projets dans les secteurs d'activité aussi variés que les énergies, la santé, l'administration publique… La commissaire explique sur ce point : «Nous reconnaissons les avancées importantes réalisées par le Maroc notamment dans les réformes que ce soit en matière de bonne gouvernance ou dans d'autres secteurs. Et le fait que le Maroc soit le premier bénéficiaire des financements de notre politique du bon voisinage témoigne de notre volonté à aller de l'avant.»

Au-delà d'une simple association et moins qu'une adhésion, le statut avancé accordé au Royaume forme une feuille de route ambitieuse. A titre de rappel, la commissaire a cité les différents secteurs concernés par cet accord. Le statut avancé vise ainsi à renforcer le dialogue politique, l'intégration des économies, la coopération sectorielle et les échanges humains.


Le statut prévoit également une intégration plus intense dans le marché intérieur européen qui se fera dans le respect des normes réglementaires et phytosanitaires du marché intérieur de l'UE. Dans le secteur économique, le statut avancé consiste à la mise en place d'un espace de libre-échange qui permettra de s'attaquer aux obstacles tarifaires et non tarifaires. Les actions envisagées sont par ailleurs la mise sur pied d'un somment mixte entre le Maroc et l'UE, la création d'une commission parlementaire mixte ainsi que la participation du Maroc à des agences et des programmes européens.

Outre cette rencontre importante avec Beneta Ferrero-Waldner, les journalistes ont rencontré Benoit Lefort, qui a parlé de l'avancement des relations commerciales avec le Royaume. Les deux partenaires devront terminer les négociations pour l'agriculture, les services et la mise en place de mécanismes de réglementation des différents secteurs, et ce, avant la conférence ministérielle Euro-Med qui est prévue début novembre prochain à Tunis.

Salvatore Leocata
COMMISSION EUROPEENNE 

Relations extérieures - Unité K4
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